Sam’s Book Club

Check out Sam’s favourite books in French (you can start by these tips)

Lycéenne, Michelle Obama était une très bonne élève déterminée à réussir. Elle faisait 1h30 de trajet en bus le matin et 1h30 de trajet le soir (en hiver à Chicago ?!). Très tôt, à l’université, elle s’implique dans des projets pour aider les autres. Lorsqu’elle débute une carrière très bien rémunérée d’avocate, elle reste consciente des difficultés des autres et elle est tiraillée car elle se demande si tout cela lui correspond vraiment. Elle aurait pu le taire dans son livre mais elle reconnait au contraire ses erreurs de jugement, par exemple en racontant qu’elle s’était enfermée dans l’opinion des autres et ce qui correspondait selon eux, à la définition de la réussite. En ce sens, elle renvoie implicitement au lecteur un miroir pour qu’il s’interroge sur son propre conformisme : “tu es peut-être à la hauteur, mais est-ce que tu as tout donné pour quelque chose en quoi TOI, tu crois profondément ?”

“Pour réussir en tant que migrant, il faut connaître la loi. Il faut être débrouillard. Il faut un smartphone, avoir un compte Facebook et WhatsApp. Il faut de l’argent. Idéalement, il faut connaître quelques mots d’anglais. Et dans mon cas précis, il faut une sœur pour pousser le fauteuil roulant”

Lorsqu’elle sort ce livre en 2003, la journaliste américano-russe Anna Politkovskaïa ignore qu’il lui reste 3 ans à vivre. “Je me sens vidée. Ecrasée une nouvelle fois par la vulgarité et la banalité de cette guerre qui ne rend personne meilleur et qui transforme les faibles en salauds. J’aimerais me taire et “recracher” la guerre” (p. 174), raconte-t-elle de la guerre en Tchétchénie. Anna Politkovskaïa s’est définitivement tue le 7 octobre 2006, assassinée à Moscou, mais pas sans nous avoir laissé de quoi réfléchir pour, à notre tour, apprendre à cultiver le courage de dénoncer les injustices.

“En Andalousie, presque tout le monde savait lire et écrire tandis que dans l’Europe chrétienne, les personnes les plus haut placées, à moins qu’elles n’appartinssent au clergé, ne le savaient pas. Bien que les écoles fussent bonnes et nombreuses, le calife fonda dans la capitale vingt-sept écoles pour les classes les plus pauvres. A l’imitation du calife, les princes et les nobles, les grands commerçants rassemblaient de grandes bibliothèques. Dans Cordoue même, il existait une vingtaine de bibliothèques où chacun pouvait se rendre pour lire ou consulter des livres ».

Nelson Mandela, de son vrai prénom “Rolihlahla“, « secoue-les-arbres », a passé une grande partie de sa vie à accomplir des choses que nous ne comprenons pas et qui nous secouent effectivement même encore aujourd’hui. Pour lui, le concept africain d’ubuntu, « fraternité », est essentiel. Tiré d’un proverbe zoulou « Umuntu ngumuntu ngabantu », « une personne est une personne par les autres », il s’inscrit à l’opposé de l’individualisme primant en Occident depuis la Renaissance. Ubuntu signifie que nous sommes tous liés les uns les autres, le « je » ne prime jamais sur le « nous ».